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La rubrique «Royaume farfelu», fidèle au sens malrucien de l'adjectif, propose quelques notices situant leur propos entre le sérieux scientifique et les facétieuses «fallaciæ». «L'humour de Malraux consiste en son art de garder un certain recul. On ne sait jamais si la satisfaction de l'action accomplie n'est pas brusquement atténuée par le jugement sceptique qui déjà émerge de sa raison raisonnante.» (Stella Corbin, 1953.) «Rien de véritablement humain ne peut se faire, pour Malraux, sans une conscience vive des questions existentielles qui se posent à l’homme, et donc rien n’est pire que toute illusion d’ordre qui a pour effet de paraître abolir ces questions. Ces illusions sont à la fois toujours spontanément renaissantes et entretenues. Contre elles, Malraux attend du farfelu, dont le propre est de se situer en marge, ou en dehors, des conventions, des normes, des règles, des régularités et des enchaînements, qu’il provoque des failles dans des certitudes trop confortables.» (Henri Godard, dans l'article «Le farfelu contre l’illusion d’un ordre», en ligne ici même.) |
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