«Ecrire le voyage, de Montaigne à Le Clézio», par Sylvain Venayre

Sylvain Venayre [édit.], Ecrire le voyage, de Montaigne à Le Clézio, Paris, éd. Citadelles et Mazenod, 2014, (coll. «Littérature illustrée»), 496 p.

Concernant Malraux, Sylvain Venayre a choisi un extrait des Antimémoires de 1967 : l’évocation de Singapour, et deux fort belles illustrations aux étranges mouvements ou immobilités (Christian Zeimert, L’Aventure, 1969, huile sur toile, Musée national d’Art moderne – Centre Pompidou; et Trygve Skogrand, Voyage mystère, 2009,  collage numérique, coll. particulière).

Voir Malraux, Le Miroir des limbes, I, IV, I, in Œuvres complètes, t. III, éd. de F.-M. Guyard, Paris, Gallimard, («Bibliothèque de la Pléaide»), p. 280 (depuis «Singapour ses deux millions d’habitants» – p. 284 (jusqu’à «Chaque époque connaît des lieux privilégiés du rêve…»).

 


 

Présentation du livre sur le site de l’éditeur :

  • Une anthologie retraçant la longue histoire de l’écriture du voyage, à travers les textes des figures les plus remarquables du genre. 
  • Pour chaque auteur, les extraits choisis sont introduits par une présentation de Sylvain Venayre.
  • Une iconographie très riche – peintures, dessins et gravures – de Brueghel à Magritte, en passant par Turner ou Puvis de Chavannes. 

La pratique de l’écriture du voyage est presque aussi ancienne que l’histoire humaine. A partir du ecrire-le-voyage_grandXVIe siècle, elle fit en Europe l’objet d’un intérêt nouveau, des artes apodemicae, ou « arts de voyager », essayant alors de codifier une pratique que les humanistes jugeaient essentielle dans la formation de la jeunesse. Par la suite, le grand mouvement d’exploration savante du globe par les Européens conduisit encore à en préciser les codes, jusqu’au tournant des XVIIIe et XIXe siècles où, sous l’influence de l’esthétique romantique, les écrivains entreprirent d’exprimer les émotions ressenties par les voyageurs. Le XXe siècle, enfin, fut dominé par les angoisses nées de la fin de l’exotisme. Ce livre se propose de retracer cette longue histoire : de quelle façon s’est imposé le genre littéraire du récit de voyage, quels en furent les auteurs les plus remarquables, quelle place fut réservé aux grands codes esthétiques et comment furent exprimés le désir de l’exotisme et de l’aventure. Les textes soigneusement choisis de cette anthologie trouvent un écho tout particulier dans les oeuvres appelées à les illustrer – peintures, dessins ou encore gravures –, de Brueghel à Nicolas de Staël, en passant par Friedrich ou encore Manet. 

Sommaire

Le voyage classique (Montaigne, Bacon, Racine, La Fontaine, Montesquieu, Rousseau, Sterne, Bougainville, Diderot, Goethe, Saussure, Senancour, etc). 

Le voyage romantique (Chateaubriand, Byron, Madame de Staël, Lamartine, Stendhal, Hugo, Dumas, Michelet, Sand, Töpffer, Tocqueville, Gautier, Melville, etc). 

Entre quête poétique et prose touristique (Flaubert, Du Camp, Baudelaire, Labiche, Mallarmé, Rimbaud, Verne, Daudet, Huyssmans, Maupassant, Zola, Loti, etc). 

La fin de l’exotisme (Cendrars, Proust, Claudel, London, Strauss, Malraux, Kerouac, Butor, Perec, Le Clézio, etc).