art. 295, mai 2026 • Le R.P. Guerlach, interprète des missionnaires (1870-1890)

1888    Le 13 mai, Pavie entrait dans Hanoï, pieds nus et en guenilles. Une douzaine de ses fidèles Cambodgiens l'accompagnait. Compagnons des heures tragiques et des étapes les plus rudes, ils eurent leur part aux fêtes et aux honneurs qui allaient consacrer la victoire de leur maître[1].

            Ainsi, quittant son rôle de simple explorateur, Pavie, ancien sergent d'infanterie coloniale, prenait la responsabilité d'un groupe important dont les travaux déjoueraient les intrigues de l'Angleterre et du Siam afin d'élargir la tutelle de la France jusqu'au Mékong[2].

1889    Publication du maçon Camille Paris, Du rôle néfaste joué par les missions en Annam, Hanoï, La Fraternité tonkinoise, 1889.

            « À partir de janvier 1899 commence une nouvelle période [pour Pavie]. Cette date et les succès qui marquèrent le troisième retour de l'explorateur à Luang Prabang, clôturent la phase héroïque, individuelle des entreprises de Pavie[3]. »

1890    Mayrena mourra seul, sur une île. Empoisonnement ? Piqûre de serpent ? Suicide ? C'était le 11 novembre 1890.

            « Le 13 décembre, Pavie fait son entrée à Theng et 50 tirailleurs l'accompagnent[4].  »

[1] On l'a vu, Bourotte donna un  Pavie, Hanoï, aux Éditions de la Direction de l'Instruction Publique en Indochine, en p. 34.

[2] Ibid., p. 37

[3] Ibid., p. 58.

[4] Ibid., p. 55.

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