Image of Art. 285, mars 2026 • Mahmud Shah Qureshi : «Hommage à André Malraux. Retour sur sa visite au Bangladesh, 13 avril 2023», avril 1973 – document

Malraux reçu par le Premier ministre Bangabandhu Sheikh Mujibur Rahman

Art. 285, mars 2026 • Mahmud Shah Qureshi : «Hommage à André Malraux. Retour sur sa visite au Bangladesh, 13 avril 2023», avril 1973 – document

Honouring André Malraux's Legacy

A Look Back at His Visit to Bangladesh

The Daily Star 

Traduit de l'anglais par l'IA.

 

Au milieu du XXe siècle, deux Français étaient connus et admirés dans le monde entier : le général de Gaulle et André Malraux.

Malraux est devenu une célébrité dans les années 1930 en tant qu’écrivain, aventurier et orientaliste. Il fut également un militant pour l’indépendance, luttant pour la libération de l’Espagne et de la France et défendant l’autonomie de la plupart des territoires occupés. Nous, étudiants en France dans les années 1960, l’admirions beaucoup.

En 1971, la première mission diplomatique pour les pays arabes fut créée, avec Mollah Jalal, député, et moi-même. Avant de quitter Delhi, j’eus l’occasion de suggérer plusieurs noms de Français pour la conférence du Bangladesh, dont le sien. Cependant, en septembre, Malraux annonce qu’il ne participerait pas à la conférence.

C’est en avril 1973 qu’André Malraux (1901-1976), figure emblématique des arts, des lettres, de la politique et de la philosophie en France, vint au Bangladesh pour une courte visite. Depuis sa plus tendre jeunesse, Malraux a parcouru le monde entier, mais les quatre jours qu’il passa ici, il y a à peine cinquante ans, furent un voyage extraordinairement mémorable, tant pour lui que pour le pays visité. Pourquoi ? Parce qu’il avait répondu à l’invitation chaleureuse d’un peuple qui venait de fonder ce pays qui n’existait pas auparavant, mais dans l’existence dont Malraux avait une foi inébranlable. En effet, à soixante-dix ans, malgré sa santé fragile, il voulait se battre pour ce pays. Il n’oubliait pas avoir combattu pour l’Espagne et la France et était resté un témoin vigilant de la décolonisation. Il écrivit un jour : « Rien n’est plus important, dans l’histoire du monde, que d’être du côté de ceux qui ont su dire non. » Le peuple du Bangladesh osa dire non aux oppresseurs et aux usurpateurs de sa souveraineté. Mais pour cela, il doit payer un prix exorbitant : la misère et la mort.

Le 18 septembre 1971, Malraux fit une déclaration à la presse qui devint instantanément un événement mondial. Il annonça qu’il ne participerait pas à la conférence de soutien au Bangladesh organisée à Delhi. Il souhaitait plutôt combattre dans une compagnie de chars, domaine dans lequel il avait une certaine expérience, à condition que les gouvernements du Bangladesh et de l’Inde l’y autorisent. Il écrivit également une lettre au président américain : « Si la plus puissante armée du monde n’a pu anéantir le peuple vietnamien, comment pensez-vous que, à 2 000 kilomètres de distance, l’armée d’Islamabad puisse conquérir un pays qui aspire désespérément à l’indépendance ?» (Le Figaro, 17 décembre 1971).

À la mi-décembre, le sort de la guerre était scellé en faveur du Bangladesh. Avant même que la situation ne soit totalement stabilisée, les intellectuels de cette jeune nation désiraient accueillir cet ami lointain, et Malraux reçut une invitation du Premier ministre Bangabandhu Sheikh Mujibur Rahman. Le 21 avril, Malraux, accompagné de Madame Sophie de Vilmorin, sa dernière compagne, de M. Garofalo, photographe du Paris-Match, et de deux journalistes de la télévision française, atterrit à l’ancien aéroport de Tejgaon. Le ministre des Affaires étrangères, le Dr Kamal Hossain, accompagné de M. Arshad Uzzaman, chef du protocole, et deux personnalités éminentes de l’intelligentsia bangladaise, Begum Sufia Kamal, poétesse et travailleuse sociale, et le professeur Syed Ali Ahsan, vice-chancelier de l’université Jahangirnagar, l’attendaient.

 

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