art. 58, octobre 2009 • Moncef Khemiri : «Malraux et les ruines, ou la métamorphose à l’oeuvre» (2008)

 
L’immense œuvre de réflexion esthétique qu'André Malraux a composée, et dont les titres les plus connus sont Les Voix du silence (1951) et La Métamorphose des dieux (1957-1976), repose une essentiellement sur une expérience sensible dont il n'a pas hésité à faire la base de sa méditation sur l'art : « […] nous entendons, écrit-il dans Les Voix du silence, fonder nos concepts d’art sur notre expérience de l’art, et non subordonner celle-ci à nos concepts.» Cette expérience sensible, Malraux l'a acquise, non seulement grâce à la fréquentation des musées, mais aussi en se rendant sur les ruines des grandes civilisations avant qu'elles ne se muent en « sites archéologiques ».
 
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